LE PRINTEMPS DE LA GERB'ODE - Le Prince Noir - page 2 Imprimer

A2 - Le règne d'Edward III, son père et les faits marquants du début de son périple. Où il est questionbanniere2013

A3 - De Crécy

Cette bataille, connue sous le nom de bataille de Crécy, commença vers trois heures après midi et dura jusqu'au soir.
Édouard, de retour à son camp, se jeta dans les bras du prince de Galles, et s'écria «Mon brave fils, persévérez dans votre glorieuse carrière vous êtes mon fils, car vous vous êtes conduit vaillamment aujourd'hui, et vous vous êtes montré digne de la puissance souveraine.»

Illustration Bataille de Crécy -

Selon le calcul le plus modéré il périt, tant le jour de la bataille que le lendemain, douze cents chevaliers français, quatorze cents gentilshommes, et quatre mille gendarmes sans compter environ trente mille personnes d'un rang inférieur.
Un grand nombre de personnages de qualité, les ducs de Lorraine et de Bourbon, les comtes de Flandre, de Blois, de Vaudemont, d'Aumale, restèrent sur le champ de bataille les rois de Bohême et de Majorque furent tués aussi.
Le sort du roi de Bohême fut singulier, la vieillesse l'avait rendu aveugle; mais ce prince, résolu d'exposer sa personne pour servir d'exemple, ordonna que les guides de sa monture fussent attachées de chaque côté, aux chevaux de deux gentilshommes de sa suite. Son cadavre et ceux de ces deux fidèles serviteurs furent trouvés parmi les morts avec leurs chevaux liés de cette manière.

Il avait pour cimier trois plumes d'autruche avec ces mots allemands pour devise « Ich dien », (je sers), que le prince de Galles et ses successeurs adoptèrent en mémoire de cette grande victoire:
Elle n'est pas moins remarquable par le peu de monde que les Anglais perdirent que par le massacré effroyable qu'ils firent des Français.
Il n'y eut de tué au côté des Anglais, qu'un écuyer, trois chevaliers, et un très petit nombre de soldats.
Preuve évidente, que les sages dispositions d'Edouard et l'attaque tumultueuse des Français, avaient rendu cette affaire plutôt une déroute qu'une bataille, ce qui arrivait assez ordinairement dans les combats qu'on se livrait alors.

Léopard